Violences conjugales : hausse de 15% des signalements en ligne depuis le confinement

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La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 15% des appels de victimes depuis le reconfinement le 30 octobre, a indiqué mardi Marlène Schiappa. Le premier confinement, "terreau hélas propice aux violences conjugales", avait déjà vu "une explosion" des signalements sur la plateforme, cinq fois plus qu'en temps normal, a rappelé la ministre déléguée à l'Intérieur.

Des recrues pour le reconfinement

"Même s'il est encore trop tôt pour dire que les signalements exploseront à nouveau (…) on constate déjà une hausse des signalements à cette plateforme de l'ordre d'environ 15%", a déclaré Marlène Schiappa lors d'un déplacement à Guyancourt, dans les Yvelines, sur le site "police" de la plateforme. Un site "gendarmerie" est également installé à Rennes.

Depuis leur lancement il y a deux ans, policiers et gendarmes ont traité "plus de 20.000 tchats" via la plateforme arretonslesviolences, a dit la ministre. Le site de Guyancourt, qui fonctionne 24h/24 et 7 jours sur 7, compte 30 policiers dont 12 recrutés "fin octobre en prévision du confinement", a confié à l'AFP son entourage. 

Pas besoin d'attestation en cas de violences

Ces agents, à l'écoute des victimes qui ont la possibilité de garder l'anonymat, peuvent les orienter vers un commissariat ou une brigade de gendarmerie pour un dépôt de plainte ou, en cas de refus, vers des associations spécialisées. Si une menace immédiate pèse sur la personne, une patrouille de police peut êtr...


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