Violences conjugales: le 3919 joignable 7j/7 et 24H/24 à partir du 28 juin

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La ligne d'écoute pour les personnes victimes de violences conjugales commencera à fonctionner "7 jours sur 7 et 24 heures sur 24" à partir du 28 juin

La ligne d'écoute pour les personnes victimes de violences conjugales commencera à fonctionner "7 jours sur 7 et 24 heures sur 24" à partir du 28 juin, en vertu d'une nouvelle convention pluriannuelle d'objectifs signée mardi entre l'Etat et la FNSF, qui gère ce dispositif.

"Dès la fin du mois de juin 2021, le 3919 sera accessible 24h/24 du lundi au vendredi et de 9H00 à 18H00 le week-end. Avant la fin du mois d'août 2021, ses plages horaires seront totalement étendues: 24h/24 et 7j/7", a détaillé le ministère de l'Égalité entre les femmes et les hommes dans un communiqué.

Selon des responsables de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), ces horaires doivent être effectifs dès le 28 juin.

"Le sexisme prend des vies" et, "tous les deux ou trois jours, (...) des femmes meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint", a regretté la ministre Élisabeth Moreno, en marge de la signature de la nouvelle convention.

Cette extension des horaires d'ouverture constituait une des mesures décidées dans le cadre du "Grenelle" des violences conjugales, organisé fin 2019 par le gouvernement. Elle doit bénéficier "à toutes les femmes de notre pays, où qu'elles se trouvent", y compris en outre-mer où le décalage horaire limitait jusqu'à présent l'accessibilité pratique de la ligne d'écoute, a fait valoir Mme Moreno.

En outre, la plateforme sera désormais accessible aux personnes sourdes ou ayant des troubles du langage.

Les militantes de la FNSF se sont "saisies de cette bataille avant même que tout le monde en parle comme c'est le cas aujourd'hui, à un moment où on considérait encore que c'était un fait divers, un petit encart dans un journal local", a relevé Mme Moreno, qui a salué à maintes reprises le travail de l'association.

Cette nouvelle convention permettra également un accès amélioré pour les très jeunes femmes et aussi les femmes "de la communauté LGBT, les femmes en situation de handicap", a ajouté Dominique Guillien Isenmann, présidente de la FNSF.

En décembre dernier, le gouvernement avait provoqué une polémique en lançant un appel d'offres pour désigner l'opérateur devant gérer à l'avenir le 3919.

Face aux vives protestations de la FNSF - qui dénonçait le risque d'être évincée d'un dispositif qu'elle a pourtant créé en 1992 - et d'autres associations féministes, l'exécutif y avait finalement renoncé mi-janvier.

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