Violences à Moirans : 15 interpellations ce matin

15 personnes ont été interpellées ce matin dans le cadre de l'enquête ouverte sur les violences qui s'étaient déroulées à Moirans (Isère), le 20 octobre dernier. L'opération de police a mobilisé quelque 300 gendarmes, déployés notamment dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans. Selon la chaîne Itélé qui révèle l'information, l'opération a démarré vers 6h. Une vingtaine de suspects étaient recherchés.



Les principaux suspects arrêtés ce matin

Selon le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, les principaux suspects ont été arrêtés. Plusieurs d'entre eux avaient pu être photographiés ou vus avant d'être cagoulés et certains étant déjà fichés, l'enquête a pu aller vite. Les audition vont commencer "dès que possible", a ajouté le magistrat, qui précise que des objets "intéressant l'enquête" ont pu être saisis lors des perquisitions effectuées ce matin. 

Sur Twitter, Manuel Valls s'est félicité de l'opération :

Des voitures incendiées et des barricades sur les routes

Le 20 octobre dernier, ces violences avaient choqué l'opinion publique. Peu avant 15h, des dizaines de personnes avaient incendié une trentaine de voitures aux abords de la gare de Moirans (Isère) - poussant plusieurs d’entre elles jusque sur les voies - tout en installant des barricades sur la route départementale 1085.


Autant d’incidents qui avaient provoqué de forts ralentissements sur l’axe routier, et le blocage de 218 passagers des lignes ferroviaires reliant Lyon à Grenoble. Dans le même temps, plusieurs bâtiments publics ont été incendiés, notamment une partie de la mairie et l’une de ses annexes.

Aucune interpellation n’avait eu lieu

Peu avant 22 heures, les gendarmes avaient réussi à dégager les carcasses de voitures encore fumantes, et à rétablir peu à peu la circulation routière. Selon un militaire présent sur place, près d’une centaine de personnes ont ensuite fait face aux forces de l’ordre, cibles de jets de projectiles. Malgré ce climat de forte tension, aucun blessé n’a été déploré.

Une permission de sortie à l'origine des violences

A l'origine de ce déchaînement de violences, le refus d'une permission de sortie pour un jeune de 24 ans incarcéré qui souhaitait se rendre aux obsèques de son jeune frère de 17 ans, tué dans un accident de voiture après avoir commis un cambriolage.

Après ces violences, le gouvernement avait été accusé de laxisme et Manuel Valls avait prévenu que les auteurs de ces dégradations ne bénéficieraient d'"aucune impunité".