Violences du 20 octobre au Tchad: la «tension est restée vive»

Au Tchad, les violences du 20 octobre sont encore dans tous les esprits ainsi que les vagues d’arrestations qui s'ensuivirent et qui continueraient ces derniers jours. Le pays vit encore dans un climat tendu, avec un couvre-feu toujours en vigueur. Les leaders communautaires et religieux tentent de lancer des appels pour sortir le Tchad de la crise. RFI s’est rendue à une messe, ce dimanche 6 novembre, en Notre-Dame de Ndjamena.

Avec notre envoyé spécial à Ndjamena, Sébastien Németh

Messe exceptionnelle ce matin, afin de récolter des fonds pour la rénovation de la cathédrale. Mais le climat politico-sécuritaire s’est invité dans l’ordre du jour.

L’archevêque monseigneur Edmond Djitangar n’a pas hésité à en parler dans son homélie : « Ces jeunes tombés sous les balles… ils n’avaient à la bouche qu’un cri : justice, égalité. Ils étaient du bon côté et seraient considérés comme des martyrs, mais hélas, ils sont considérés comme des hors la loi. Prions pour les familles inquiètes du sort des leurs ou de leur propre sort. Que ceux qui ont un pouvoir de décision l’exercent pour le bien de tous. »

La situation est âprement discutée entre paroissiens, avec des sujets inquiétants comme une soi-disant montée de la tension inter-religieuse. Un phénomène qui inquiète Marius Ngomibé: « C’est de la manipulation. Nous n’allons pas tomber dans ce piège-là. Le peuple ne réclame pas une guerre communautaire, mais les gens réclament une justice, une égalité entre les différentes communautés. Je crois que cette diversité, c’est une bonne chose. »

Mathilde Bandé demande de la transparence sur le nombre ainsi que sur l’identité des victimes et de ceux qui ont été arrêtés.


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