Violences du 14-Juillet : les trois failles du dispositif policier

franceinfo
Le traditionnel défilé militaire a donné lieu dimanche à des affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants se réclamant du mouvement des "gilets jaunes". Les mesures de sécurité prévues n'ont pas permis d'éviter des débordements.

Ce sont des images qui rappellent les manifestations tendues du mouvement des "gilets jaunes" cet hiver. Dimanche 14 juillet, des manifestants se sont rendus sur les Champs-Elysées lors du défilé militaire pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron. La situation a dégénéré, donnant lieu à des affrontements parfois violents avec les forces de l'ordre. Malgré le faible nombre de manifestants, entre 150 et 200, la police a eu bien du mal à reprendre l'avenue. Trois failles dans le dispositif de sécurité peuvent l'expliquer.

Les forces de l'ordre ne sont pas parvenues à filtrer les "gilets jaunes"

Dimanche, un arrêté préfectoral interdisait "tout rassemblement de personnes se revendiquant du mouvement des gilets jaunes" dans le périmètre des Champs-Elysées. Encore fallait-il pouvoir faire la différence entre les spectateurs, venus nombreux ce jour-là pour assister à la parade militaire, et les "gilets jaunes". Car ces derniers n'ont pas revêtu leur vêtement emblématique pour manifester. La fouille des sacs n'a pas non plus permis de les repérer, la plupart d'entre eux étant venus sans matériel particulier.

La maire (LR) du 8e arrondissement, Jeanne d'Hauteserre, a pointé du doigt lundi matin sur franceinfo le "manque d'anticipation" des autorités : "On ne pensait pas du tout à ça avec le système de filtrage qui avait été mis en place pour empêcher les 'gilets jaunes' d'accéder aux (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi