Violences éducatives : « C’est dur d’être parent (...) il faut les former »

La rédaction d'Allodocteurs.fr
L'association StopVEO lance une campagne d'information, en attendant que les fessees et autres punitions soient interdites par la loi.

Cris, paroles humiliantes, claques… pour certains parents, il s’agit de gestes anodins. Mais ces « violences éducatives ordinaires » peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé et le comportement des enfants. Une campagne est lancée par l’association StopVEO pour sensibiliser les familles. Le dr Gilles Lazimi, coordinateur de cette campagne, a répondu aux questions du Magazine de la santé.

  • « Violences éducatives ordinaires » : de quoi parle-t-on ?

"Ce sont tous les moyens utilisés par les parents pour faire obéir un enfant qui sont des moyens violents : les claques, les fessées, les hurlements, les pincements… en gros, c’est faire obéir un enfant en lui faisant mal, en lui faisant peur, en l’humiliant ou en le sidérant. Ces méthodes sont néfastes, on le sait aujourd’hui. Elles sont encore recommandées chez les enfants alors qu’elles ne le sont plus chez les adultes. Chez les enfants, on minimise systématiquement, on banalise. Il faut maintenant que l’on change, comme on a pu changer sur les violences envers les adultes, envers les femmes. Il faut réfléchir, se questionner car on sait que cela peut avoir une incidence importante sur le développement de l’enfant."

  • Existe-t-il des études scientifiques sur le sujet ?

"Oui, il y a plein d’études scientifiques. Il y a notamment des études de neurosciences sur le cerveau qui montrent par exemple que le cortex pré-frontal se développe surtout grâce à (...)

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