Violences à Val-de-Reuil: "une querelle de bac à sable" pour le maire de la ville, qui exclut tout conflit communautaire

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Le maire de Val-de-Reuil et le préfet de l'Eure ce lundi. - BFMTV
Le maire de Val-de-Reuil et le préfet de l'Eure ce lundi. - BFMTV

Le maire de Val-de-Reuil et le préfet de l'Eure ont affirmé, lors d'une conférence de presse commune ce lundi, que les heurts qui ont eu lieu la semaine dernière, impliquant notamment des membres des communautés kurde et africaine, ne relevaient pas de violences intercommunautaires. Selon le maire de la commune, il s'agit plutôt d'une "bagarre de bac à sable", d'un conflit de voisinage qui a été instrumentalisé.

Lors du premier week-end de septembre, tout part d'une bagarre entre deux enfants de moins de dix ans, l'un d'origine kurde, l'autre d'origine africaine. Les parents s'en mêlent, leur communauté respective également. Une rixe survient alors et entraîne six blessés côté kurde, parmi lesquels le père d'un des deux enfants, et la mairie de Val-de-Reuil est finalement envahie par des membres de la Ligue de défense noire africaine (LDNA).

Une escalade partie d'un conflit personnel

Jérôme Filippini, préfet de l'Eure, a déploré lundi "une manifestation de personnes qui aiment répandre la haine et des discours racistes", "qui ont perturbé une cérémonie républicaine. C'est le plus grave", avant de dénoncer les "propos haineux et racistes" de la LDNA, "qui contribuent au désordre public".

Le maire socialiste de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet, a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'"un différend entre enfants" devenu "un différend entre parents, puis entre familles, puis entre voisins et qui aboutit à quelque chose de fou, d'inconcevable, d'insupportable, qui est une rixe gigantesque entre 100, 150 personnes. C'est une bagarre de bac à sable, une bagarre entre enfants que deux mères viennent soutenir. L'une dans des proportions totalement démentielles, qui sont ensuite aidées par les pères. (...) Voilà, au départ c'est exclusivement ça qui se passe".

"La situation est gérée", a ajouté l'élu, saluant l'arrivée de "37 effectifs supplémentaires" de police dans le département d'ici la fin de l'année. "11 des 17" effectifs prévus pour la commune sont déjà sur place, selon lui.

Lors de cette conférence de presse, Marc-Antoine Jamet a aussi dénoncé les "provocations" de Marine Le Pen, du PKK et de la Ligue de défense noire africaine. "Ce n'est pas une zone de non-droit, c'est une zone où il y a eu un conflit entre deux familles", a-t-il répondu à l'adresse de la présidente du Rassemblement national, l'accusant de vouloir "mettre de l'huile sur le feu. Ceux qui veulent présenter, à partir d'un différend d'ordre privé, la ville comme un terrain d'affrontements communautaires, essaient de servir leur propre cause mais ils ont tort, ils n'y parviendront pas", a encore déclaré Jérôme Filippini.

Article original publié sur BFMTV.com

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