Violences à Mayotte : les élus locaux, souhaitant éviter « une guerre civile », demandent l’envoi de l’armée

© Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP

Depuis plusieurs jours, Mayotte est le théâtre de violences entre jeunes de quartiers rivaux provoquées par le meurtre de l'un d'entre eux. Le 12 novembre dernier, un jeune de 20 ans a tué à la machette, à Mamoudzou, la plus grande ville de l’île de l'océan Indien. Le quartier de Kawéni, d'où était originaire la victime, s'était embrasé en milieu de semaine dernière après l'attaque d'un autobus scolaire. La violence est montée d’un cran samedi 19 novembre lorsque 200 à 250 jeunes issus de ce quartier se sont réunis pour en découdre avec ceux du quartier de Doujani, plus au sud, selon la police. Toujours selon une source policière, dimanche, un automobiliste a été poignardé à Mtsapéré Bonovo, un autre quartier de Mamoudzou.

Face à cette violence accrue, les élus locaux alertent l’exécutif. Craignant « une guerre civile », ils demandent notamment au gouvernement d’envoyer l’armée.

L'alerte des élus locaux en amorce du congrès de l'Association des maires de France

Les élus locaux se sont donc servis de la tribune offerte par le congrès de l’Association des maires de France  pour se faire entendre et dénoncer l’insécurité de leur territoire. En effet, selon la tradition de ce congrès, avant son ouverture, une journée entière est dédiée spécifiquement aux Outre-mer, et à leurs défis. La députée de Mayotte Estelle Youssouffa (Liot) a lancé mardi un « cri de détresse » sur le « cycle de vendetta », de « barbarie et de terreur » sur l'île dans « l'indifférence générale » à Paris. ...


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