Violences à Dijon: troisième opération de recherche d'armes aux Grésilles

R.B.
Des policiers recherchent des armes et de la drogue dans un immeuble du quartier des Grésilles, le 19 juin 2020 à Dijon - Alix BERTHIER © 2019 AFP

Une nouvelle opération de recherche d'armes, la troisième en moins d'une semaine, a été menée ce mercredi tôt dans la matinée dans le quartier sensible des Grésilles à Dijon, à la suite des violences survenues du 12 au 15 juin, a indiqué à le procureur de la République, Eric Mathais.

Comme la dernière fouille, qui avait mené lundi matin à neuf interpellations, cette nouvelle action s'inscrit dans le cadre du "plan local d'actions judiciaires contre armes et stupéfiants" (Placsa), un travail de fond qui a été accéléré à la suite des récentes violences urbaines, a précisé le procureur.

Deux précédentes opérations

Vendredi, lors de la première opération, de la résine de cannabis, un couteau, 25 cocktails molotov, ainsi que des plaques minéralogiques belges avaient été saisis. Aucune interpellation n'avait alors été effectuée. Cependant, cette opération avait mobilisé 140 membres des forces de l'ordre.

L'opération de lundi matin elle permis de saisir trois carabines démontées et des sacs contenant entre 2 et 3 kilogrammes de cartouches. Ont également été découverts des tubes servant de lanceurs à tirs de mortiers. De faibles quantités de cannabis, de cocaïne et d'héroïne ont aussi été saisies, ainsi qu'une somme totale de 3.150 euros.

Sur les neuf personnes interpellées ce jour-là, la garde à vue d'un mineur a été levée tandis que les huit autres ont fait l'objet d'une nouvelle prolongation d'une durée maximum de 48h00, soit jusqu'à vendredi matin.

Quatre jours de violences

Ces fouilles font suite aux violences survenues du 12 au 15 juin, aux Grésilles notamment, lors desquelles des hommes encagoulés étaient apparus sur des vidéos munis de ce qui semblait être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques. Le procureur a récemment souligné que certaines de ces images n'avaient pas été tournées à Dijon.

Ces violences urbaines ont fait suite à l'agression d'un adolescent que des membres de la communauté tchétchène imputent à des dealers des Grésilles et dont ils voulaient se venger.

Dans l'enquête concernant ces faits, six Tchétchènes ont été interpellés jeudi. Deux ont été mis hors de cause, tandis que les quatre autres ont été mis en examen, dont trois placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.

Article original publié sur BFMTV.com