Violences à Dijon: le préfet affirme que "le quartier n'a jamais été abandonné"

Ambre Lepoivre
Bernard Schmelt, préfet de la Côte-d'Or. - PASCAL POCHARD-CASABIANCA

Une opération de police a eu lieu ce vendredi matin dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve afin d’y "restaurer la paix" après plusieurs jours de violences. Le préfet de la Côte-d’Or a salué une intervention visant à "rechercher des produits stupéfiants, des armes et des munitions".

Depuis l’éclatement des heurts vendredi dernier, les habitants reprochent à l’Etat de ne pas avoir apporté une réponse adaptée à la gravité de la situation.

"Ils se sont sentis abandonnés par les forces de l'ordre”, a assuré à l’AFP la directrice d’un centre social dans le quartier des Grésilles.

"Le préfet a mis la population en danger" en ne faisant pas intervenir les forces de l'ordre avant lundi soir, renchérit un habitant tandis qu’un autre partage son sentiment d’avoir été "délaissé".

Mobilisation policière "complète et adaptée"

Des accusations que le préfet a niées en bloc ce vendredi lors d’une conférence de presse. Bernard Schmeltz a affirmé que l’Etat "n’abandonnait pas la population. Nous resterons avec eux dans les mois à venir pour restaurer la paix dans ces quartiers".

Et d’ajouter: "La mobilisation des forces de sécurité intérieure a été complète et adaptée à l’événement et a permis d’éviter une montée en puissance extrêmement dangereuse du mouvement. Nous avons pris toutes les précautions pour protéger la population de ces quartiers et éviter que se reproduisent des agressions en chaîne. Le quartier n'a jamais été abandonné."

Le calme est revenu depuis mardi dans la capitale bourguignonne mais la défiance persiste quant à la gestion de la crise. Les forces de l’ordre poursuivent leurs investigations dans le cadre de l’enquête ouverte pour tentative de meurtre en bande organisée, dégradation en réunion, violences aggravées, association de malfaiteurs et participation à un groupement armé. Six personnes ont été interpellées dans la communauté tchétchène et quatre sont toujours en garde à vue.

Article original publié sur BFMTV.com