Violences à Dijon: "on ne peut pas accepter ce type de comportement", s'alarme Valls

Jules Pecnard
Manuel Valls sur notre antenne ce vendredi. - BFMTV

Attaché à son image d'ancien "premier flic de France", Manuel Valls sort du bois pour défendre les forces de l'ordre. En particulier après les affrontements communautaires qui ont secoué la banlieue de Dijon le week-end dernier.

"Ce n'est pas la première fois que nous avons ce type de violence. Sans doute avec la crise de confiance que connaissent nos institutions, la mise en cause ces dernières semaines de la police et de la gendarmerie, accusées d'être des institutions racistes, qui ne répriment que les gens de couleur, le fait qu'il faudrait les désarmer, (...) a donné le sentiment d'une forme d'hésitation", a regretté l'ancien Premier ministre.

"C'est la police qui réprime, c'est la justice qui punit"

Manuel Valls, interrogé sur BFMTV, a déploré "la violence" des affrontements "inouïs" qui ont eu lieu à Dijon "entre des jeunes de la ville et des groupes tchètchènes". "La France, ce n'est pas une addition de communautés qui font la paix, c'est la République!", a encore tonné l'ex-ministrre de l'Intérieur.

"C'est la police qui réprime, c'est la justice qui punit, on ne peut pas accepter ce type de comportement", estime Manuel Valls. "Donc il faut que l'État, les autorités, l'exécutif, soient clairement derrières les forces de l'ordre dans leur mission, très difficile face au terrorisme, face à la violence, face aux trafics, face à la violence qui est faite aux policiers. Donc on ne peut pas avoir une hésitation sur la question de l'autorité, de l'ordre républicain, parce que sans ordre républicain, (...) il n'y a ni justice, ni liberté."

Vendredi dernier, Manuel Valls avait déclaré que "les forces de l'ordre (étaient) soumises à rude épreuve depuis plusieurs années" et pouvaient "avoir parfois le sentiment de n'être pas assez soutenues". Estimant que la tâche de son successeur à Beauvau Christophe Castaner était "particulièrement difficile", Manuel Valls avait affirmé sur Europe 1 que le ministre de l'Intérieur "doit protéger les policiers et les gendarmes", même s'il faut "bien sûr punir, écarter" tout membre des forces de l'ordre "qui ne respecterait pas les principes républicains". "Tout acte raciste doit être sanctionné".

Article original publié sur BFMTV.com