La violence dans le Darfour signe «l'échec du retrait des forces de maintien de la paix»

La poussière est retombée sur les tueries ayant endeuillé depuis avril la région du Darfour, au Soudan. L'ONU a établi un bilan définitif des victimes de deux importants massacres de civils issus de la communauté non-arabe Gimir, dans les localités de Kerenik, fin avril, et Kulbus, début juin : il s'élève en tout à 290 morts, dont des enfants, exécutés devant leur maison, et 131 000 personnes chassées de chez elles. Trois questions à Mohamed Osman, chercheur sur le Soudan pour l'organisation Human Rights Watch.

RFI : En posant un regard rétrospectif sur les violences de ces derniers mois, vous dites que les forces gouvernementales soudanaises ont failli dans la protection des populations civiles au Darfour. Et vous faites également état de témoignages impliquant les Forces de soutien rapide (milice paramilitaire alliée à l’armée au sein de la junte putschiste ayant pris le pouvoir le 25 octobre, NDLR) auprès des assaillants. Quelle a été l’erreur d’appréciation de la communauté internationale, selon vous ?

Il y a aussi une erreur dans la lecture politique de la situation ?

Quelles mesures de court terme devraient être prises pour répondre à l’urgence ?

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