Viol sur mineur : quelles suites après la condamnation de l'Etat pour faute lourde ?

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Agressée sexuellement pendant son enfance Karine Jambu, a réussi à obtenir réparation de l'État, incapable de l'éloigner de son bourreau. Ce jugement rendu mardi 18 mai est inédit en France. Quelles conséquences cette décision peut-elle avoir ?

Pour la première fois, ce mardi 18 mai, l'État français a été condamné pour " multiples fautes lourdes " pour ne pas avoir protégé une jeune femme habitant à Rennes, victime de viols répétés lorsqu’elle était enfant. Tout commence dans les années 2000. À cette époque, une petite fille est régulièrement violée par un homme hébergé par ses parents. Ces derniers connaissent pourtant les antécédents pédophiles de l'individu. En dépit de multiples alertes, aucune procédure n’aboutit à une mise en sécurité de l’enfant. En effet, la dizaine de signalements effectués au parquet de Rennes par les médecins, l'école ou les services sociaux sont restés lettre morte. À douze ans Karine Jambu âgée trouve le courage de parler de son calvaire à la justice. Alors que cette dernière se saisit de l’affaire, les avancées se font attendre. Le Parquet met un an avant de confier l’enquête à un juge d’instruction. En 2018, la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a déjà reconnu un déni de justice et condamné son agresseur Roland Blaudy, alors âgé de 65 ans, à 30 ans de réclusion. De leur côté, pour avoir réclamé à leur fille de ne pas raconter ce que l'homme, lui avait fait vivre en la menaçant, les parents de la jeune femme ont été condamnés à trois de...

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