Le viol comme armes de guerre : « Ces violences n’ont pas de frontière »

Russia Ukraine War
Russia Ukraine War

« Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d’être des armes de guerre », c’est le nom du rapport rendu en 2013 par la délégation aux droits des femmes du Sénat sur la particulière vulnérabilité des femmes en zones de conflits armés, notamment au regard des violences sexuelles qu’elles subissent. Presque 10 ans après ce rapport, les viols et violences sexuelles sont toujours l’objet de stratégies militaires. Le 14 octobre 2022, à la suite de deux rapports, l’ONU dénonçait la « stratégie militaire du viol » des forces russes en Ukraine.

« Tout conflit amène des violences sexuelles »

« Les viols et les violences sexuelles sont des moyens de guerre depuis toujours. Mais ils sont utilisés comme des armes de guerre massives dans les conflits contemporains » introduit la sénatrice socialiste du Nord et vice-présidente de la délégation aux droits des femmes, Martine Filleul.

Elle rappelle la prise de conscience de l’opinion internationale, en 1990 lors de la découverte les horreurs commises en ex-Yougoslavie et au Rwanda avec l’utilisation massive du viol aux fins de nettoyage ethnique.

Le viol comme arme de guerre a pour objectif de détruire des communautés entières. Notamment en infligeant aux hommes d’assister aux viols des femmes de leurs familles : « Au-delà de la victime, c’est l’ensemble de la communauté que le viol cherche à atteindre. » ajoute la sénatrice.

Depuis l’adoption de la résolution 1820, le 19 juin 2008 par le Conseil de sécurité de l’ONU, le viol est consécutif de crime de guerre contre l’humanité et de crime constitutif du crime de génocide.

« La difficulté c’est de savoir quelle est l’ampleur de ces violences sexuelles »

Pourtant ce terrorisme prospère comme le rappelle la sénatrice du Nord : « L’ONU a documenté et vérifié plus de 2500 cas de violences sexuelles (...) Lire la suite sur Public Sénat

Congrès EELV : « L’échec incroyable, c’est qu’on est passé de 100 000 votants à la primaire à 5300 », déplore Sandrine Rousseau

Réfugiés : « en Méditerranée, beaucoup d’ONG font le travail qui devrait être fait par l’UE », regrette Sylvie Guillaume

Astrid de Villaines : « À Bercy, ils ne veulent pas taxer davantage les entreprises et les grands patrons »

Taxe sur les superprofits : le collectif Alliance écologique et sociale dépose une pétition au Sénat

Justice : le Sénat adopte un budget en hausse de 8 %