Violé à 11 ans, Bruno Questel raconte pourquoi il a parlé : "Je disais juste à Jack Lang 'tais-toi'"

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Bruno Questel, député LREM de l'Eure, a révélé la semaine dernière sur Twitter avoir été violé enfant, à l'âge de 11 ans, par un homme de son village en Corse. Sur le plateau de BFM TV mercredi il a expliqué pourquoi il a voulu parler et a livré un témoignage bouleversant.

«Il fallait que ça sorte». En écho de l’affaire Duhamel, accusé d’inceste sur son beau-fils, le député de l’Eure Bruno Questel a écrit la semaine dernière un tweet bouleversant, révélant avoir été violé à l’âge de 11 ans. «Il n'était pas de ma famille, il était du village; de ces lieux où la famille est grande. J'avais 11 ans. Je n'ai jamais oublié. Aucune excuse possible. Aucun pardon possible. Aucun repos pour les auteurs de ces actes. Il faut s'indigner toutes les secondes», a écrit l’élu de 54 ans.

"J’ai apporté ma pierre à ce travail collectif, il faut que la société maintenant fasse aussi sa part du travail"

Le récit de Camille Kouchner dans «La Familia grande», dans lequel elle raconte que son beau-père Olivier Duhamel a abusé sexuellement de son jumeau adolescent, a été «un détonateur» pour lui, a-t-il expliqué mercredi sur BFM TV. «Je l’ai parcouru mais je n’ai pas pu le lire entièrement (…) J’ai trouvé très courageux ce que ces jumeaux ont fait (…) je me suis dit qu’il fallait que je parle aussi pour dire que tout le monde pouvait être concerné. Quelque soit le parti ou le mouvement politique auquel on appartient, on est tous des femmes et des hommes, on a tous des parcours, je voulais juste dire : voilà ce qui m’est arrivé mais regardez aujourd’hui. C’est la preuve qu’il faut avancer, qu’il faut vivre, qu’il faut se battre parfois. (…) Ce grand mouvement de libération de parole (…) j’ai apporté ma pierre à ce travail collectif, il faut que la société maintenant fasse aussi sa part du travail.»

Il a partagé ses hésitations avant de poster son témoignage sur le réseau social. Il avait écrit en brouillons quelques messages «deux trois jours avant», sans les publier : «Je les avais fait de manière posée où(...)


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