Vins : les viticulteurs partent en guerre contre la contrefaçon

Fausses étiquettes, mélanges de vins ordinaires, les contrefaçons de bouteilles se multiplient. Laurent Ponsot a été victime d'un escroc qui a maquillé des centaines de bouteilles. Avec chaque année à la clé, plusieurs millions de dollars de chiffre d'affaires, avant d'être condamné à dix ans de prison. "On déshabillait la bouteille, on lui recollait une étiquette, on vieillissait, on mettait une vieille cire, et ensuite, la bouteille qui avait coûté probablement 30 euros à l'achat se retrouvait à 10 000 dollars", raconte le viticulteur bourguignon, au micro de France 2. Des moyens de lutte Pour protéger ces vins prestigieux de ces faussaires, seule recette : multiplier les moyens de lutte. Laurent Ponsot a opté pour des bouteilles moulées, en plus d'un bouchon ultra-personnalisé et des étiquettes uniques. "Comme un billet de banque, il y a des éléments qui sont dans et sur l'étiquette, qui sont illisibles par tout le monde et qu'on ne peut lire qu'avec un appareillage adapté", explique-t-il. Autre nouveauté technologique : une puce électronique imaginée par une entreprise belge et intégrée directement dans la capsule de la bouteille et lisible uniquement par une application mobile dédiée.