Vingt-cinq ans après, “Titanic” est la parfaite métaphore du changement climatique

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Sorti en décembre 1997 aux États-Unis, le Titanic de James Cameron a laissé une marque indélébile sur le cinéma : il a été couronné par 11 oscars, et le premier film à dépasser le milliard de dollars de recettes. Mais, pour The Economist, vingt-cinq ans plus tard, il recouvre une signification nouvelle, quasi prophétique. “Tous les films catastrophe mettent en scène la fin du monde, mais Titanic rend compte de manière particulièrement troublante de nombreuses facettes de la catastrophe climatique.”

L’hebdomadaire décrit une superproduction marathon composée en deux parties. S’il passe rapidement sur la première – “qui transcende une expérience banale en moment épique, une spécialité du septième art” – il se concentre sur la deuxième, caractérisée par sa “vision d’un monde en plein naufrage”.

Les premiers avertissements de la présence d’icebergs sur la route du paquebot sont savamment ignorés, précipitant l’accident. Le moment où le Titanic heurte le mastodonte de glace n’est que le début d’une catastrophe annoncée, prenant à chaque minute un peu plus d’ampleur. “Il y a encore des choix à faire. Au milieu de cette peinture morale – du courage à la lâcheté, de l’individualisme au sacrifice –, il reste encore du temps pour simplement agir.”

Les attitudes des passagers sont elles-mêmes révélatrices. Certains s’enferment dans le déni et l’illusion alors même que le bateau s’enfonce dans les eaux, comme le célèbre orchestre qui joue sa partition sur le pont jusqu’au dernier instant. D’autres se résignent et attendent la mort dans leur costume de cocktail ou au fond de leur lit.

“Les autres doivent décider qui sauver – eux-mêmes, leurs proches ou des inconnus – et comment. […] Le grand défi, hier comme aujourd’hui, est de continuer à travailler entre différentes classes et nationalités”, note The Economist. Un petit groupe de privilégiés use de tous les stratagèmes pour se sortir de cette impasse, allant jusqu’à acheter une place sur un canot de sauvetage. “Le différend de mortalité [entre les riches des premières classes et les pauvres de l’entrepont] fait également écho à la manière très différente dont le réchauffement climatique affecte les populations aujourd’hui.”

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