Vingt ans de Loft Story : "L’exhibition de l’intime est désormais valorisée dans la sphère publique"

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Vingt ans après l’arrivée de “Loft Story” sur nos écrans, le “sentimentalisme” des programmes de téléréalité semble avoir largement infusé dans notre société. Comment les codes de ces programmes ont-ils été généralisés à de nombreux pans de la sphère publique ? Entretien avec la chercheuse en sciences de l’information Sophie Jehel.

Le 26 avril 2001, le premier épisode de " Loft Story " était diffusé sur M6. Vingt ans plus tard, comment les codes et modèles de la téléréalité se sont-ils généralisés bien au-delà des programmes auxquels ils étaient circonscrits ? Quelles conséquences la prédominance des affects a-t-elle sur la vie politique et médiatique actuelle ? Entretien avec Sophie Jehel, maîtresse de conférence en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8/CEMTI (Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation). Ses recherches portent notamment sur les émissions de téléréalité et le travail émotionnel des adolescents sur les plateformes numériques.Marianne : Il y a vingt ans, " Loft Story " lançait l’ère de la téléréalité à la française. Nouveaux codes, nouvelles règles du jeu : en quoi ces programmes qui rencontrent un immense succès populaire représentent-ils un tournant ?Sophie Jehel : La nouveauté de la téléréalité, c’est qu’elle autorise le public à s’exprimer. Dix ans avant " Loft Story ", les émissions de " télé-vérité " plaçaient déjà émotions et affects au centre de la scène et exposaient des...

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