Vincent Crase, un deuxième collaborateur de l'Elysée visé dans l'affaire Benalla

Alexandre Boudet
Vincent Crase, un deuxième collaborateur de l'Elysée visé dans l'affaire Benalla

POLITIQUE - C'est le porte-parole de l'Elysée qui a annoncé sa présence le 1er mai et les conséquences pour lui. Alexandre Benalla n'était pas le seul membre de l'entourage d'Emmanuel Macron présent avec les policiers dans la manifestation. Bruno Roger-Petit a fait savoir que Vincent Crase était également sur place.

Il s'agit d'un réserviste de la gendarmerie, employé de La République en marche qui était, selon le porte-parole "très ponctuellement mobilisé comme d'autres réservistes par le commandement militaire de l'Elysée" pour des missions proches de la sécurité. "Ayant outrepassé son autorisation, il a reçu une sanction de 15 jours avec suspension de salaire et il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République", a précisé Bruno Roger-Petit.

Vincent Crase est un proche d'Alexandre Benalla. Ensemble, ils ont créé en avril 2016 une Fédération française de la sécurité privée. Comme le rappelle Le Monde, il s'agissait de créer "un lieu d'échange entre les différents acteurs de la sécurité privée". Leur fédération entendait régler "tous les différends entre les professionnels du secteur et les pouvoirs publics ou les clients"; elle a été rapidement dissoute.

Sur CNews, le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a confirmé que Vincent Crase est aujourd'hui encore "agent d'accueil". "Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas", a-t-il ajouté. Mais le secrétaire d'Etat aux Relations avec le parlement explique ne pas avoir aujourd'hui les éléments pour le licencier. "Ma condamnation morale ne suffit pas", a-t-il précisé ajoutant cependant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.

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