Vin : les « graves », le goût de l'excellence

Par Olivier Bompas
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Vins réputés pour leur finesse, terroir historique, prix attractif, nom porteur, mais pourquoi les graves n'ont-ils pas la cote ? La question taraude depuis longtemps les vignerons et leurs représentants, à la tête desquels Dominique Guignard, président du syndicat du cru : « On est une appellation avec un nom ancien, historique, berceau du vignoble bordelais et, malgré ça, nos vins se heurtent à un plafond de verre, à partir d'un certain prix il n'y a plus de clients pour les graves? » Dans le vignoble de Bordeaux, du moins sur la rive gauche de la Garonne, les sols de graves sont l'apanage des grands vins. Ces petits cailloux, dépôts de graviers, de galets et de sable permettent un excellent drainage des sols et les prestigieux châteaux du Médoc ne manquent jamais de les mettre en avant. De margaux à pauillac, les graves riment avec grands crus. Mais dans le terroir historique du vignoble bordelais, l'appellation graves, qui tient son nom de la nature de ces fameux sols, ne bénéficie pas de la renommée qu'elle serait en droit d'espérer. Le terroir s'étend du sud de Bordeaux de la Jalle de Blanquefort jusqu'au sud de Langon, là où furent plantées les premières vignes de la région après la conquête romaine.

La zone nord, accolée à la ville de Bordeaux, constitue depuis 1987 l'appellation pessac-léognan, née d'une scission avec les graves historiques? ceux du « Sud ». Et c'est dans cette zone nord que se trouvaient la totalité des crus classés comme le fameu [...] Lire la suite