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«Avec nous, les villes ont du gaz»: la pression économique d'Erdogan avant les municipales en Turquie

Pour tenter de l’emporter lors des élections municipales, Recep Tayyip Erdogan a notamment usé au cours de la campagne d'une forme de chantage. Alors que les Turcs se rendront aux urnes ce dimanche, il a sous-entendu que les villes dirigées par l’un de ses candidats auront plus de moyens.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Zafer, 49 ans, est un fidèle du président Erdogan. Aux municipales d'Istanbul prévues ce dimanche, il votera pour Murat Kurum, le candidat du pouvoir, et non pour le maire sortant, l'opposant Ekrem Imamoglu. Il prétend que tous les Stambouliotes ont intérêt à faire de même : « Murat Kurum sera forcément un meilleur maire car il travaillera main dans la main avec le chef de l'État. Ce n'est pas le cas du maire actuel qui est tout le temps en conflit avec notre président. C'est pareil pour les autres mairies d'opposition ».

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Plusieurs fois pendant la campagne, Recep Tayyip Erdogan a eu recours à cette forme de chantage : sous-entendre que les maires de l’opposition bénéficieront de moins de moyen et donc, qu’il fallait voter pour ses candidats. À Istanbul par exemple, il a déclaré que l'opposition n'avait pas les « moyens » de développer la ville car « c'est nous qui dirigeons le pays ».


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