Ces villes qui font l’Europe : Budapest et la peur des migrants

Philippe Martinat, notre envoyé spécial à Budapest (Hongrie)

Sixième étape de notre voyage dans les lieux symboles de la construction européenne, Budapest en Hongrie où la crise des réfugiés syriens a traumatisé le pays.


La crise migratoire qui culmine durant les mois de juin, juillet et août 2015 va enflammer l’Europe, et particulièrement la Hongrie, pays d’entrée dans l’espace Schengen. Le monde découvre soudain les images montrant d’interminables colonnes de réfugiés, parfois des familles entières. Chassés de leurs pays par les guerres ou la misère, ces migrants vont alimenter de vives controverses au sein de l’Union européenne : que faire d’eux ?

À Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orbàn opte pour la manière forte, mobilisant police et armée et ordonnant la construction d’une triple clôture de barbelés le long de la frontière sud. Le sas d’entrée en Hongrie est fermé, mais les migrants continuent à gagner la Grèce - depuis les côtes turques - en amont.

Tandis qu’Orbàn instrumentalise les réfugiés à des fins intérieures et pour s’affirmer sur le plan européen, c’est finalement Angela Merkel qui réglera la question en négociant avec la Turquie. Quatre ans après la crise migratoire de 2015, le sujet est toujours au cœur de la campagne électorale en Hongrie.

Même s’il sera probablement réélu député européen, le socialiste hongrois Tibor Szanyi n’est pas très optimiste pour son propre camp. Un échange récent avec un électeur croisé dans la rue le fait douter. Entre autres. « D’abord il me dit tout le mal qu’il pense de Viktor Orban, que c’est un voyou, un menteur, un voleur, raconte-t-il. Plein d’espoir, je lui demande alors pour qui il va voter aux Européennes. Réponse : Pour le parti d’Orban, bien sûr, à cause des réfugiés ! »


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Tibor Szanyi, député européen PS sortant, n’est pas très optimiste pour son parti./LP/Philippe MARTINAT

Dans ses bureaux du très chic VIe arrondissement de Budapest, l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany, qui préside le parti Coalition démocratique (DK), allié au PS dans l’opposition, (...)

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