La ville de New York demande de rebaptiser la variole du singe, un nom jugé stigmatisant

Image issue d'un microscope électronique montrant un virion de variole du singe, obtenu d'un échantillon issu de l'épidémie chez des chiens de prairie en 2003 - Cynthia S. Goldsmith © 2019 AFP
Image issue d'un microscope électronique montrant un virion de variole du singe, obtenu d'un échantillon issu de l'épidémie chez des chiens de prairie en 2003 - Cynthia S. Goldsmith © 2019 AFP

La ville de New York a demandé ce mardi à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de rebaptiser la variole du singe, "monkeypox" en anglais, un nom jugé stigmatisant et qui risque de pousser des malades à s'isoler plutôt que de demander des soins.

"Nous sommes de plus en plus préoccupés par les effets potentiellement dévastateurs et stigmatisant que les messages autour du virus de la 'variole du singe' peuvent avoir sur (des) communautés déjà vulnérables", écrit le commissaire à la Santé de la ville de New York, Ashwin Vasan, dans un courrier au directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Ce dernier avait d'ailleurs évoqué ce possible changement à la mi-juin, ce que rappelle Ashwin Vasan dans sa lettre.

Racisme et stigmatisation

Dans son courrier, il rappelle les effets négatifs de fausses informations lors de l'apparition du virus du sida (VIH) ou du racisme dont ont souffert les communautés asiatiques après la pandémie de Covid-19, que le président américain Donald Trump avait qualifié de "virus chinois".

"Le fait de continuer à utiliser le terme de 'variole du singe' pour décrire l'épidémie actuelle peut raviver ces sentiments traumatisants de racisme et de stigmatisation, en particulier pour les personnes noires et les autres personnes de couleur, ainsi que pour les membres des communautés LGBTQIA+, et il est possible qu'ils évitent de recourir à des services de soins de santé vitaux pour cette raison", ajoute Ashwin Vasan.

Tout le monde peut attraper la variole du singe, mais depuis son apparition en Europe et aux Etats-Unis, le virus se répand en immense majorité chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Article original publié sur BFMTV.com

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