«La Ville du melon»: la satire face à la crise en Irak

Dans un pays traversé à la fois par une crise politique et une crise socio-économique, l’acteur Atheer Kashkool tente de faire rire ses compatriotes. Il fait partie d’une troupe qui présente une émission satirique à la télévision, forme de résistance aux partis en place et d’espoir en de jours meilleurs.

Avec nos envoyés spéciaux, Guilhem Delteil et Bertrand Haeckler

L’émission se nomme La Ville du melon. Elle manie la satire dans l’espoir d’apporter de petits changements à la situation du pays. C’est la première du genre en Irak. Et son regard acerbe lui vaut des inimitiés, affirme Atheer Kashkool. « Les partis politiques nous ont proposé beaucoup de choses : de l’argent, des postes. Mais nous avons refusé. Alors, ils nous ont accusés d’être des agents de l’étranger. Aujourd’hui, ils ont des accusations toutes prêtes pour quiconque s’élève contre eux. »

Le programme a d’ailleurs été déprogrammé d’une chaîne publique, mais repris sur une chaîne privée. Car La Ville du melon a conquis un large public et fait évoluer les mentalités, veut croire l’acteur. « Grâce à Dieu, notre émission est devenue l’une des plus regardées d’Irak. Avant, les émissions encensaient les gens qui tuaient. Mais lorsqu’on a commencé à parler d’eux de manière sarcastique, ils ont commencé à arrêter d’avoir peur. Et c’est très important. »


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