La ville de Marioupol attend l'hiver avec inquiétude

AFP - ALEXANDER NEMENOV

Largement abîmée par le conflit, la ville du bord de la mer d'Azov, qui a perdu beaucoup d'habitants, essaie de se préparer à l'arrivée de l'hiver. Dans les quartiers les moins touchés par les bombes et les tirs, les réparations vont plus vite, mais dans les plus atteints, dans le centre ou près de l'ex-usine Azovstal, la vie est toujours précaire.

De notre envoyée spéciale à Marioupol, Anissa El Jabri

On la croise juste à côté d'un petit marché : c'est une dame chaudement vêtue et pimpante avec ses boucles d'oreilles.

D'où je viens et où je vis, c'est une partie de la ville relativement intacte, et il y a eu beaucoup de rénovation : le jardin d'enfant, l'école... De l'aide humanitaire a été distribuée, un petit marché a ouvert. Si on ne regarde pas autour de soi, ça va.

Si on ne regarde pas, par exemple, l'immeuble noirci par les flammes dans lequel elle s'apprête justement à entrer.

C'est un cauchemar, je pleure à chaque fois. Ma cousine vit seule dans ces ruines. Je ne sais pas comment elle va continuer, parce que le froid est en train d'arriver. Elle n'a pas de fenêtre, pas de porte. Rien, absolument rien.

L'humidité automnale est déjà pesante, la neige et le gel sont pour les prochaines semaines. Ici, au bord de la mer, les températures peuvent descendre jusqu'à -15°, au plus fort de l'hiver.


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