La ville de Lisbonne part en guerre contre les appartements et maisons inoccupés

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La ville de Lisbonne part en guerre contre les appartements et maisons inoccupés

Souvent présentée comme le principal problème de Lisbonne, la crise du logement semble loin d’y être résolue. En témoigne ce chiffre, relayé le mardi 19 avril par le Diário de Notícias : 48 000 habitations sont actuellement vides dans les 24 freguesias (divisions territoriales qui s’apparentent aux arrondissements français) que compte la capitale portugaise.

“C’est un chiffre énorme”, avait déploré en janvier Filipa Roseta. L’ancienne députée PSD (droite) a pris ses fonctions au conseil municipal de Lisbonne (majoritairement à gauche) après l’élection surprise en tant que maire de Carlos Moedas (PSD). La conseillère chargée du logement l’assure : les propriétaires de ces biens vides seront bientôt contactés et “encouragés à mettre leur bien sur le marché”, afin de faire baisser les prix et de rendre les locations “abordables”.

“Dans cinq freguesias situées dans le centre de Lisbonne (Misericórdia, Santa Maria Maior, Santo António, São Vicente et Estrela), plus de 20 % des habitations sont vacantes, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas identifiées comme résidence principale ou secondaire”, précise le Diário de Notícias, sur la foi des données officielles présentées lors du conseil municipal devant des chercheurs de différents domaines liés au logement.

Un nombre d’habitants pourtant en baisse chaque année

L’objectif de la municipalité, pour répondre aux besoins les plus urgents, est d’établir cette année une Charte municipale du logement à Lisbonne. La capitale portugaise, qui compte plus de logements (320 000) que de familles (244 000), perd pourtant chaque année des habitants, obligés de s’installer en périphérie à cause de la flambée des prix de l’immobilier.

En cause également, l’essor des locations saisonnières proposées notamment par Airbnb. Le site de Dinheiro Vivo, le supplément économique du Diário de Notícias, annonçait d’ailleurs cette semaine que les demandes de nouvelles licences Airbnb à Lisbonne avaient augmenté de 382 % lors du premier trimestre par rapport à l’an passé, et de 25 % par rapport à 2019. Soit la deuxième hausse la plus forte après celle du premier trimestre 2018. Une ruée qui s’explique par l’entrée en vigueur, le 15 avril dernier, de la suspension pour six mois, voire un an, des nouveaux registres de locations saisonnières dans les quartiers les plus sollicités de Lisbonne.

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