Viktor Orbán se cramponne aux hydrocarbures russes

Heti Világgazdaság

Alors que l’Union européenne prépare un embargo sur le pétrole de Moscou d’ici fin-2022, Viktor Orbán tient au pétrole et au gaz russes tel un koala cramponné à son eucalyptus, ironise la couverture de l’hebdomadaire libéral Heti Világgazdaság (HVG) daté du jeudi 5 mai. Le Premier ministre hongrois “se retrouve seul sur le front énergétique un mois après sa réélection triomphale, affirme le magazine.

Les Allemands ont “réduit l’importation de pétrole russe” et “soutiennent le projet d’embargo”. Les Polonais “reçoivent du gaz liquéfié depuis fin-2015 via la Norvège et le Danemark”, et le Baltic Pipe, “bientôt terminé”, alimentera la Pologne à compter d’octobre. De son côté, Budapest clame que “l’économie magyare ne peut fonctionner sans pétrole russe” et qu’une transition “coûterait des centaines de millions d’euros”, développe HVG.

La politique hongroise d’encadrement des tarifs de l’énergie “maintient artificiellement les prix au niveau de 2014”, ce qui n’encourage “ni la modération de la consommation ni la recherche d’alternatives au gaz russe”, commente le magazine. Cette position sera “de plus en plus difficilement tenable avec l’explosion des tarifs résultant des boycotts antirusses”, ajoute HVG. Signe de l’obstination de l’exécutif, poursuit l’hebdomadaire, la Hongrie “rejette toute sortie des énergies fossiles”, tandis que la Commission européenne “souhaite accélérer les programmes respectueux de l’environnement afin de réduire la dépendance au gaz russe”.

Tandis que les dirigeants des pays européens “multiplient les accords afin de remplacer les importations russes”, Budapest “investit simplement 12 milliards de forints [31,4 millions d’euros] de fonds communautaires pour améliorer l’efficacité énergétique des PME”, pointe l’hebdomadaire. Un geste “aussi significatif que si le gouvernement initiait un mouvement de diminution des thermostats”, raille le magazine. Budapest justifie également son refus de l’embargo sur le pétrole russe par l’absence d’accès de la Hongrie à la mer, compliquant les livraisons depuis l’Europe de l’Ouest. “Pourvu que Bruxelles ne découvre pas que l’État hongrois s’est acheté un port [en juillet 2019] à Trieste ! ” conclut sarcastiquement HVG.

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