Viktor Orbán accuse Manfred Weber, du Parti populaire européen, d'être "anti-hongrois"

Viktor Orbán accuse Manfred Weber, du Parti populaire européen, d'être "anti-hongrois"

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a accusé vendredi le chef de la majorité au Parlement européen d'être anti-hongrois.

Le dirigeant d'extrême droite s'en est pris à Manfred Weber, le président du Parti populaire européen (PPE), en le qualifiant d'"hongarophobe".

"Manfred Weber n'a qu'un seul objectif qui lui tient vraiment à cœur : nuire à la Hongrie", a déclaré Viktor Orbán lors d'une interview à la radio vendredi, à Berlin.

Cette déclaration intervient après que Manfred Weber a invité le rival du dirigeant hongrois, Péter Magyar, à rejoindre le Parti populaire européen, dont faisait parti le Fidesz de Viktor Orbán avant son expulsion en 2021.

Si le parti du Premier ministre hongrois a remporté les élections européennes en obtenant 44,8 % des voix, le parti centriste hongrois Tisza a déjoué les pronostics en remportant sept des 21 sièges hongrois, avec près de 30 % des suffrages.

Péter Magyar, chef de file du parti Tisza, s'adresse aux médias lors des élections parlementaires européennes, à Budapest, en Hongrie, le dimanche 9 juin 2024.
Péter Magyar, chef de file du parti Tisza, s'adresse aux médias lors des élections parlementaires européennes, à Budapest, en Hongrie, le dimanche 9 juin 2024. - Denes Erdos/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

Des divergences concernant la guerre en Ukraine

Le Premier ministre hongrois s'est opposé à de nombreuses reprises à une plus grande implication de l'UE dans la guerre en Ukraine.

"Ils veulent toujours pousser la Hongrie dans la communauté des pays européens qui veulent la guerre. Nous devons rester en dehors de cela", a déclaré Viktor Orbán, qui a maintenu des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine malgré son invasion massive de l'Ukraine.

La Hongrie s'est récemment vu infliger une amende de 200 millions d'euros par la Cour européenne de justice de l'Union européenne, pour avoir persisté à enfreindre les règles d'asile de l'Union européenne en dépit d'une décision antérieure, auxquels s'ajouteront un million d'euros supplémentaire pour chaque jour de non-conformité à l'avenir.

Pour Viktor Orbán, cette décision est directement lié à sa position sur la guerre en Ukraine : "Il y a un lien étroit entre l'amende sur la migration et la question de la guerre et de la paix".