Vignoble ravagé par le gel : " une marque claire et nette du changement climatique "

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Les nuits de fort gel qui ont touché l’Hexagone du 6 au 8 avril ont fait des ravages sur la vigne, les arbres fruitiers et jusqu’aux champs de betteraves. Un épisode météorologique " inédit " qui s’explique par le changement climatique. L’agrométéorologue Serge Zaka, qui a alerté les Français sur cet épisode, en détaille les raisons pour Marianne.

" La situation est inédite, exceptionnelle, elle concerne à la fois la viticulture, à la fois l'arboriculture, à la fois les grandes cultures ", a déclaré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, au lendemain d’un épisode de gel important entre le 6 et le 8 avril, qui a ravagé une flore précocement éclose après des semaines de douceur printanière. Des phénomènes météorologiques directement liés au réchauffement climatique, explique Serge Zaka, docteur en agrométéorologie employé par ITK, une entreprise qui crée des outils numériques d’aide à la décision pour les agriculteurs.Marianne : Pouvez-vous décrire le phénomène météorologique qui s’est abattu sur la France entre le 6 et le 8 avril ?Serge Zaka : Un vent de sud, du fait de l’anticyclone des Açores, amenait de la chaleur. Avec ce vent porteur de sable du Sahara, le sirocco, on a explosé les records de douceur fin mars. Mais brutalement, cet anticyclone s’est effacé et une dépression s’est positionnée sur la Scandinavie, faisant descendre un vent de nord. Du jour au lendemain, le vent a tourné et en quelques heures on a perdu 15°C. Certaines villes en France ont...

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