Ce vieux tweet de Trump pourrait bien se retourner contre lui

ÉTATS-UNIS - Depuis le début de sa présidence, Donald Trump ne cesse de s’en prendre verbalement et financièrement à l’Iran. Et à chaque fois, ses anciennes déclarations lui reviennent en plein visage, comme lorsqu’il accusait en 2011 Barack Obama de vouloir attaquer la République islamique dans l’unique but de se faire réélire (voir notre vidéo ci-dessus).

Seulement depuis, la situation s’est nettement détériorée. L’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani ce vendredi 3 janvier marque un tournant aussi dangereux qu’incertain dans la relation entre les États-Unis et le pays du Golfe persique.

Alors forcément, les archives de Donald Trump trouvent un écho tout particulier sur les réseaux sociaux. D’autant que cette recrudescence de tensions intervient dans l’ultime phase du premier mandat du président américain. Fragilisé par une procédure de destitution toujours en cours, il lorgne les prochaines élections présidentielles de l’automne 2020.

Un contexte qui pousse les internautes et observateurs à relayer les mots employés par le milliardaire lorsqu’il n’était pas en responsabilité. “Afin d’être réélu, Barack Obama va déclencher une guerre avec l’Iran”, prophétisait-il par exemple en 2011 comme vous pouvez le voir ci-dessous.

La même année, il publiait une vidéo dans laquelle il dénonçait l’attitude “pathétique” de Barack Obama dont la seule chance de réélection passait, selon lui, par une guerre avec l’Iran. 

Le milliardaire n’a d’ailleurs pas hésité tout au long de son mandat à sous-entendre, à grand renfort de tweets critiques, que son précédesseur agissait alors à l’international pour son propre bénéfice national. Une critique, que vous pouvez retrouver ci-dessous, qui se retourne désormais contre lui à quelques encablures des élections de 2020.

Au-delà du contexte électoral, cette frappe visant l’Iran intervient également au moment où Donald Trump est sous le coup d’un procès en destitution (impeachment), institué par la chambre démocrate. Ce qui n’a pas manqué de faire remonter d’autres archives éloquentes.

La Une du New York Times du 

Love HuffPost? Become a founding member of HuffPost Plus today.

 

Les yeux du monde braqués sur l’Iran

Ce vendredi, c’est bien Donald Trump qui a décidé de donner l’ordre de “tuer” Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon le Pentagone.

Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrée à l’État irakien, est également mort dans ce bombardement.

Il s’agit de “la plus importante opération de ‘décapitation’ jamais menée par les États-Unis, plus que celles ayant tué Abou Bakr al-Baghdadi ou Oussama Ben Laden”, les chefs des groupes État islamique (EI) et Al-Qaïda, a commenté Phillip Smyth, spécialiste américain des groupes chiites armés.

“Il n’y a aucun doute sur le fait que la grande nation d’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre”, a promis le président iranien Hassan Rohani.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, y a vu une “escalade extrêmement dangereuse et imprudente” et la diplomatie iranienne a convoqué le responsable de l’ambassade suisse, qui représente les intérêts américains à Téhéran. Le turbulent leader chiite irakien, Moqtada Sadr, a pour sa part réactivé sa milice anti-Américains, l’Armée du Mehdi, ordonnant à ses combattants de “se tenir prêts”.

À voir également sur Le HuffPost:

LIRE AUSSI:

Qui était Qassem Soleimani, puissant général d'Iran tué sur ordre de Trump

Trump et sa "dangereuse escalade" critiqué par les démocrates après la mort du général Soleimani

 

 

This article originally appeared on HuffPost.