"Nos vies sont plus importantes que l'économie" : des ouvriers britanniques protestent contre un confinement inégalitaire

Antoine Giniaux

Premier jour de confinement au Royaume-Uni ce mardi 24 mars. Un silence pesant règne autour de la gare de King's Cross, au coeur de la capitale britannique. Tous les magasins sont fermés. Dans une petite rue piétonne, le dernier restaurant à la mode se transforme en épicerie. Nick Thai, le cuisinier, ainsi que quelques employés, écoulent petit à petit les produits envoyés par leurs fournisseurs : "Jus d’orange, pâtes et même le papier toilette" liste le restaurateur. "On fait ça avec une petite équipe. Ce n'est vraiment pas pour faire de l'argent, mais pour être présent pour les voisins et les gens du quartier", explique-t-il.

Dans la queue qui s'est formée - distance de sécurité oblige -, un homme de 80 ans, Joseph, attend son tour : "Ce n’est que le début, mais si on se plie aux consignes, si on laisse de l’espace entre les gens, si on ne sort que pour faire les courses et pour marcher un peu, je pense que tout ira bien", estime le vieil homme.

Vous savez, nous les vieux, on a traversé des périodes difficiles par le passé, alors on ne cède pas à la panique.

Un Londonien de 80 ans

à franceinfo

"Il faut juste garder ses distances, se laver les mains, et rester à l’intérieur", rappelle le vieux Londonien. Comme un air de "Keep calm and carry on" dans la capitale britannique...

Des ouvriers (...)

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