Vienne: le domicile de Sacha Houlié vandalisé, le député LaREM compte porter plainte

Ambre Lepoivre
·2 min de lecture
Le député LaREM Sacha Houlié - GUILLAUME SOUVANT / AFP
Le député LaREM Sacha Houlié - GUILLAUME SOUVANT / AFP

Il dénonce des "méthodes de fascistes". Sacha Houlié, député LaREM de la Vienne, a annoncé que la façade de son domicile avait été recouverte d'un tag menaçant dans la nuit de jeudi à vendredi. Sur son mur, en lettres noires, s'alignent les mots: "Mort aux porcs!".

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Une attaque qui "n'impressionne pas" Sacha Houlié qui évoque, auprès de France Bleu Poitiers, son intention de déposer plainte.

"Je ne vais rien lâcher", assure-t-il au Huffington Post.

"Intolérable", "inacceptable", une "honte"

Cet agissement a ému la classe politique et nombreux sont ceux à lui avoir manifesté leur soutien. "Ces tentatives d’intimidation d’un élu de la République, jusqu’à son domicile, sont intolérables et ne peuvent rester sans suite", lui a écrit le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a qualifié ces menaces d'"inacceptables" tandis que Marlène Schiappa, son homologue chargée de la Citoyenneté, manifeste à Sacha Houlié son "total soutien". Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, a quant à elle affirmé que la "démocratie ne saurait tolérer de telles intimidations".

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Enfin, Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur, a déploré des actes qui sont "une honte pour notre République".

Salve d'attaques à l'été 2019

Ce n'est pas la première fois que le député est visé par ce type de tags. En janvier 2019, c'est sa permanence de Poitiers qui avait été vandalisée avec des inscriptions sur la façade ("Vendu" et "Peuple Insoumis") et de la paille déposée à l'entrée.

"Les lâches, les couards et les agitateurs ne me feront jamais taire. Plainte déposée. Cette dégradation, qu'elle soit l'oeuvre des insoumis ou des gilets jaunes, j'attends qu'ils s'en expliquent, s'en excusent et la réparent", avait alors écrit Sacha Houlié.

Et il n'est pas le seul a avoir été victime de telles actions. À l'été 2019, après un hiver de tensions avec les gilets jaunes, plusieurs permanences parlementaires avaient fait l'objet de dégradations. À tel point que Christophe Castaner, alors à l'Intérieur, avait demandé aux services de police et de gendarmerie des patrouilles mobiles pour surveiller les permanences et domiciles des députés.

L'attaque la plus spectaculaire s'était déroulée à Perpignan au mois de juillet, en marge d'une manifestation de gilets jaunes. Des individus avaient cassé la vitrine du local de Romain Grau et l'un d'eux avait allumé un feu sous les yeux ébahis de l'élu LaREM.

Article original publié sur BFMTV.com