Les Vieilles Charrues: le directeur général promet une édition "quasiment comme avant"

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Les Vieilles Charrues  - Fred Tanneau / AFP
Les Vieilles Charrues - Fred Tanneau / AFP

Coup d'envoi pour les Vieilles Charrues. Après une année faite d'incertitudes, de rebondissements et de réorganisation, le festival annuel lance son cru 2021 ce soir, après une année blanche due à la pandémie. Le directeur général des Vieilles charrues Jérôme Tréhorel, invité de BFM Business, assure que cette édition sous Covid sera aussi normale que possible:

"On a beaucoup travaillé pour réussir, en quelques semaines, à inventer un nouveau festival, faire en sorte que toutes les contraintes qu'on avait - les jauges, les contraintes sanitaires - deviennent des surprises et des forces", explique-t-il. "On a complètement réinventé le site du festival et on a hâte d'accueillir le public ce soir, sur une édition qui va quasiment être comme avant. C'est-à-dire qu'on va être debout sans masque, pouvoir trinquer, manger un morceau, et ça grâce au pass sanitaire."

Dix jours

Pour arriver à ces conditions, les organisateurs sont passés par de nombreuses déconvenues qui les ont amenés à envisager plusieurs scénarios. En février dernier, lorsque Roselyne Bachelot a annoncé que les festivals devraient respecter une jauge réduite à 5000 spectateurs assis par prestation, les Vieilles Charrues avaient annoncé qu'elles se déclinaient sur dix soirées. Le festival se tiendra bien sur dix jours (il se termine le 18 juillet) mais, grâce aux récentes levées de restrictions, de manière moins contrôlée:

"À partir du 30 juin, il n'y avait plus de limites de jauge sauf qu'on avait commencé le montage du site. On était à quelques semaines, et pour accueillir plus de monde il faut plus de parkings, de sanitaires, de restaurants, de bars. Et on ne voulait pas se mettre en risque sur une des qualités premières du festival, qui est l'accueil du public. En revanche, on avait convenu avec les équipes que si la situation s'améliorait, notamment le passage au debout, là on allait jusqu'au bout sur les meilleures conditions possibles pour accueillir le public (...) Depuis trois semaines, on a réadapté la marge du festival. On a gardé un gradin, pour le confort du public, mais le reste va se passer debout comme les années passées."

Le pass sanitaire, effet repoussoir?

Néanmoins, toutes les places n'ont pas été vendues: "La semaine dernière on était à 50% des billets vendus, là ça continue à se vendre, mais il n'y a pas eu d'explosion des ventes cette semaine", expliquait Jérôme Tréhorel hier à l'AFP." En plus, il a plu ces derniers jours, ce qui ne facilite pas l'achat de dernière minute, ça aura été difficile jusqu'au bout, mais le but c'était que ça joue après l'annulation de l'année dernière".

Le pass sanitaire, nécessaire pour assister aux festivals, reste vu comme une contrainte et a sans doute son rôle à jouer dans ces ventes moyennes. Mais Jérôme Tréhorel reste optimiste:

"C'est une année de transition", analyse-t-il pour BFM Business. Mais au moins nous sommes là, on va entendre ce soir sur les Vieilles Charrues des notes de musique, on va voir des artistes sur scène comme Vianney, et je suis persuadé que ces retrouvailles entre les artistes et le public vont être très fortes en émotion ce soir."

Interrogé au micro de BFMTV, Vianney confie de son côté sa joie d'être sur scène et rend hommage aux organisateurs de festivals et au public.

"Je suis galvanisé, parce que je sais ce que ça signifie d'être sur scène cet été. Il y a des gens qui n'ont rien lâché pour pouvoir maintenir ces festivals. Et puis il y a le public, le public qui vient. Jamais je n'ai eu un public qui a ces contraintes pour pouvoir être présent à un concert. Ce sont des gens qui manifestent une volonté dingue d'être là".

Article original publié sur BFMTV.com

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