Vie sur Vénus : du dioxyde de soufre ordinaire aurait-il été confondu avec la phosphine ?

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

Cela fait des décennies que tout le monde ronge son frein en ce qui concerne l’existence d’une forme de vie sur  Mars. Mais, pas plus qu’avec les sondes Viking de la Nasa, les données collectées par les rovers martiens n’ont permis d’établir l’existence actuelle ou passée ne serait-ce que de biosignatures. Il apparait même raisonnable de penser que, si des micro-organismes sont peut-être apparus sur la Planète rouge il y a plus de 3 milliards d’années, celle-ci serait finalement devenue hostile à toutes formes de vie par la suite.

Bien sûr, nous n’en savons vraiment rien et ces dernières années, le regard des exobiologistes se tournait de plus en plus vers Europe et Encelade, les lunes océans de Jupiter et Saturne. On comprend donc aisément que l’annonce faite via un article publié dans la revue scientifique Nature Astronomy le lundi 14 Septembre 2020, et concernant la détection d’une potentielle biosignature dans l’atmosphère de Vénus, ait fait l’effet d’une petite bombe.

Il fut un temps où la couverture nuageuse de Vénus avait laissé penser qu’elle indiquait une planète riche en eau, probablement chaude et marécageuse. Mais, lors du début de la seconde moitié du XXe siècle, les observations allaient rapidement réfuter cette théorie et il était devenu clair au cours des années 1970 que Vénus était bien un monde infernal dominé par un effet de serre important et un volcanisme copieux, avec une température moyenne en surface de 460 °C environ et une pression de l’ordre de 92 atmosphère au sol.

Toutefois, même si les nuages étaient largement constitués de gouttelettes d’eau riche en acide sulfurique, les planétologues avaient pu déterminer que certaines couches hautes de l’atmosphère de Vénus étaient à des pressions et des températures comparables à celles où la vie prospère abondamment sur Terre. Or, la découverte annoncée dans Nature Astronomy concernait la présence d’un gaz de formule PH3, la phosphine, en quantité si importante et dans certaines couches de...

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