"La vie ne reviendra jamais dans la vieille ville" : deux ans après la libération, les habitants de Mossoul désabusés

franceinfo
En Irak, Mossoul célèbre le deuxième anniversaire de la libération, après trois années d’occupation par le groupe État islamique. Mais deux ans après, son coeur historique reste un champ de ruines quasi-désert, abandonné par le gouvernement irakien.

C’est un dédale de ruelles où s’entassent les gravats, une succession de bâtiments éventrés, désertés par les habitants. Le 10 juillet 2017, les djihadistes étaient officiellement chassés de Mossoul, la capitale irakienne du califat autoproclamé. Deux ans après la libération, la vieille ville, presque entièrement détruite par les combats et les bombardements de la coalition internationale, ressemble toujours un champ de bataille.

"Bombarder était la pire des solutions"

Les yeux humides, Abdelkarim se tient debout sur un tas de pierres, les restes de son ancienne maison. "Ma famille habitait ici depuis sept générations, explique-t-il. La cave voûtée que vous apercevez en dessous des décombres juste-là avait plus de 600 ans."

Bombarder le quartier était la pire des solutions pour nous libérer. Tous les civils étaient coincés ici avec Daesh. Des djihadistes étaient cachés dans cette rue, mais au lieu d’envoyer des soldats pour les tuer, ils ont préféré tout raser

Abdelkarim, habitant de Mossoul

à franceinfo

Malgré ses nombreuses demandes, les gravats de la maison d’Abdelkarim n’ont toujours pas été déblayés. Ce père de quatre enfants désespère de pouvoir un jour rentrer chez lui. "La vie ne reviendra jamais dans la vieille ville : il n’y a plus d’hôpitaux, plus d’école, tout est détruit. Nous n’avons plus de services publics, aucune aide, pas de travail, se (...)

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