Vie dans l'Univers : recherche E.T. désespérément…

·2 min de lecture

Si des civilisations extraterrestres avancées existent, pourquoi ne nous ont-elles pas contactés ? Telle est la question insolite, voire existentielle, que pose le paradoxe de Fermi. Alors que de nombreux chercheurs ont tenté d'esquisser des réponses, d'ambitieux programmes sont aujourd'hui lancés dans l'espoir de capter le moindre signe de vie.

Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°209 daté avril/ juin 2022.

L'Univers est vieux et vaste, infini peut-être. Avec ses 13,8 milliards d'années et ses centaines de milliards de galaxies, qui contiennent elles-mêmes des centaines de milliards d'étoiles, difficile - effrayant, même ! - de penser que nous en sommes les seuls habitants. Et pourtant, lorsque l'humanité tend l'oreille vers le cosmos, à la recherche d'un message ou d'une quelconque trace, c'est le silence. En 1950, ce constat conduit le physicien italo-américain Enrico Fermi (1901-1954) à formuler une question très simple : mais où sont donc les extraterrestres ?

Notre galaxie à elle seule contient entre 200 et 300 milliards d'étoiles, dont 10 à 40 milliards de naines jaunes, comme le Soleil. Les astronomes estiment que 20 % de ces dernières disposent d'une planète située dans leur zone d'habitabilité. En imaginant que seulement 0,1 % de ces planètes hébergent effectivement une forme de vie, on atteint le nombre astronomique de… un million de planètes habitées dans la Voie lactée. Dans ce cas, comment est-il possible que nous n'ayons pas été contactés par des extraterrestres ? Selon Gabriel Chardin, de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (CNRS), pour qu'une civilisation plus ou moins proche, biologiquement, de la nôtre parte à la conquête des étoiles, encore faudrait-il que sa planète natale dispose d'assez de métal en son sein pour rendre possible un certain degré de développement technologique.

Une colonisation par bonds successifs, d'une planète habitable à une autre…

En admettant qu'elle parvienne à se développer de la sorte, Enrico Fermi estime qu'elle ne pourrait qu'aspirer à coloniser la galaxie, qu'importe ses motivations. Il postule que cela pourrait se faire par bonds successifs d'une planète habitable à une autre, chaque cycle de colonisation s'échelonnant sur des centaines, voire des milliers d'années. Si une civilisati[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles