“Ma vie de femme de diplomate”

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Alors qu’elle était journaliste spécialisée dans la mode au Sunday Times, Brigid Keenan a quitté son travail pour suivre son mari, diplomate pour l’Union européenne. Tout abandonner pour partir vivre avec son conjoint ou sa conjointe à l’étranger n’est pas une décision facile à prendre, et le quotidien des expatriés a son lot de surprises, qu’elles soient positives ou négatives. Cette expérience, Brigid Keenan l’a partagée dans un roman intitulé Mes valises diplomatiques. Les tribulations d’une épouse d’ambassadeur, publié en français en 2008 aux éditions Payot. À l’occasion de la réédition augmentée du livre au Royaume-Uni, elle revient sur son parcours dans les colonnes du Spectator.

L’idée du roman lui est venue au début des années 2000, alors que son mari était en poste au Kazakhstan pour quatre ans. “Ma famille était au Royaume-Uni, mon mari passait son temps au travail. J’avais 61 ans et je ne connaissais personne, raconte Brigid Keenan. Son ordinateur ne fonctionnait pas, elle se sentait “désespérée” et avait le mal du pays. À cette époque, la barrière de la langue l’isolait particulièrement. Même chez elle, avec sa cuisinière, converser était une tâche impossible : “On ne pouvait communiquer qu’en faisant des bruits d’animaux : pour le poulet ‘cot cot’ et pour le bœuf ‘meuh’”, raconte-t-elle.

À cette époque, lors d’une fête officielle organisée à Almaty, l’ancienne capitale du Kazakhstan, pour le départ de l’ambassadeur du Vatican, Brigid rencontre la femme de l’ambassadeur de Roumanie. Elle était médecin dans son pays d’origine, mais il lui était impossible d’exercer au Kazakhstan. “Devrais-je quitter mon mari pour retrouver ma profession dans mon pays ? Vous avez plus d’expérience que moi en la matière… Est-ce que ça vaut le coup ?” lui demanda cette dernière.

Tenter de répondre à cette question lui a pris deux ans et a donné naissance à son livre, qui est devenu un best-seller. L’ancienne journaliste, qui songeait déjà à écrire sur ses voyages, avait rassemblé des notes dans un journal “vraiment désorganisé” pendant des années.

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