Une vie de famille "par visioconférence" : le mari et la fille de Nazanin Zaghari Ratcliffe, détenue en Iran depuis cinq ans, témoignent

Richard Place
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"Si vous voulez bien enlever vos chaussures, Nazanin y tient particulièrement." Richard Ratcliffe prononce cette phrase sans le moindre second degré. À l’entrée de son appartement dans le quartier de Hampstead, au nord de Londres, il faut donc se déchausser car sa femme, retenue en Iran depuis cinq ans, l’exige.

Une vie de famille par visioconférence

Malgré son absence physique Nazanin Zaghari Ratcliffe habite les lieux. Son mari et sa fille de six ans, Gabriella, pensent à elle, parlent d’elle constamment. Le visage de cette brune souriante de 42 ans sur de nombreuses photos dans les étagères du séjour. Et puis, depuis le début du mois de mars, elle est en quelque sorte revenue, un peu. "Nous parlons par visioconférence", explique Richard Ratcliffe.

Les premières fois, c’étaient des discussions de trois ou quatre heures non-stop, nous avions du temps à rattraper. Le moindre détail était important. Comme ce mur que j’ai peint en bleu et qu’elle n’aime pas du tout. Gabriella lui montre ses dessins, lui raconte ses journées en classe."

Richard Ratcliffe

à franceinfo

Ils s’appellent maintenant deux fois par jour. En général, un appel le matin avant le départ à l’école. Nazanin Zaghari-Ratcliffe aime voir sa petite fille se préparer, se brosser les cheveux. Un autre appel le soir, ils dînent ensemble. L'ordinateur est posé sur la table. La mère de famille n'est pas tout à fait là mais plus complètement absente. "De ce point de vue-là, nous sommes une famille, plus que nous ne (...)

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