"A la vie" : avec Chantal Birman, au chevet des jeunes mères

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Chantal Birman. 72 ans, surnommée la sage-femme « des banlieues », est l'héroïne de "A la Vie", un documentaire bouleversant. 

Après plus de 50 ans d’une vie de combats, elle est partie à la retraite. Elle a exercé à la clinique des Lilas, sillonné ensuite le département de la Seine Saint Denis pour se rendre au chevet des jeunes mamans, en tant que libérale. Elle, c’est Chantal Birman. 72 ans. La sage-femme « des banlieues » comme certains l’appellent ici dans le 93. Celle qui a consacré sa vie à la lutte pour la liberté des femmes, notamment celle de disposer de leur corps a un jour croisé la route de la réalisatrice Aude Pépin. Journaliste mais aussi comédienne depuis vingt ans, cette dernière lui a proposé de filmer ses dernières semaines auprès des parents à domicile, de retour de la maternité. Une évidence qui a donné naissance à un documentaire bouleversant : « A la Vie » *

Paris Match. Comment est née l'idée de ce documentaire ?
Aude Pépin. Quand j’ai rencontré Chantal, j’ai eu l’impression d’avoir fondamentalement découvert une grande dame, à l’instar de Simone Veil dont elle a défendu les combats. Chantal allait partir à la retraite, et pour moi il était urgent de montrer les idées qu’elle avait développé et défendu toute sa vie autour de la liberté des femmes, de la maternité et de l’après naissance. J’avais l'impression que les femmes étaient en attente de cette parole qui était totalement taboue. Toute son analyse était d’une justesse que je n’avais jamais rencontrée jusqu’à alors. Il a été évident pour moi, qu’il était nécessaire de lever le tabou du post-partum, elle qu’elle serait le meilleur des guides pour lever le voile sur ce sujet encore trop peu évoqué, autant au niveau de l’intime que dans les débats de société.

Chantal Birman. J’ai connu une époque terrible. Les avortements clandestins avant la loi Veil pouvaient(...)


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