"Une vie cachée" : Terrence Malick signe un film spirituel et poétique, mais peine à se renouveler

Jacky Bornet

Terrence Malick était pour la troisième fois en compétition à Cannes cette année, après sa Palme d’or en 2011 pour The Tree of Life. Le très discret et secret réalisateur américain sort Une vie cachée mercredi 11 décembre, avec des acteurs peu connus, sauf le regretté Bruno Ganz. Adapté de faits réels, son dixième long métrage relate l’histoire d’un paysan autrichien qui refuse d’être mobilisé au début de la Seconde guerre mondiale.

Des hommes entiers

Franz Jägerstätter (August Diehl), paysan autrichien, refuse de prêter allégeance à Hitler comme le stipule la loi allemande. Rejeté par la communauté, ainsi que son épouse (Valérie Pachner), ses trois enfants, sa belle-sœur et sa mère, il est arrêté, emprisonné et risque la peine de mort. Il tiendra jusqu’au bout par conviction religieuse et par amour pour sa femme et sa famille.


Une vie cachée recoupe les autres films de Terrence Malick, où dominent des personnages entiers, indéfectibles (La Balade sauvage. Les Moissons du ciel, Le Nouveau monde…). La mise en images est fidèle au cinéaste : travellings-avant, paysages élégiaques, omniprésence du ciel… Cette forme, toujours très belle, finit toutefois par être réductrice et répétitive de film en film, comme un tic esthétisant. Terrence Malick demeure néanmoins un des rares cinéastes à traduire avec poésie son regard unique sur le monde, du bruissement des feuillages au courant d’une rivière, en passant par (...)

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