La mission Exomars en bref : notre nouvel oeil sur la planète rouge

euronews videos

L’ambitieuse “mission ExoMars 2016“http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exomars-2016-exomars-2016-principales-caracteristiques-mission-64799/:, montée par l’Europe en partenariat avec la Russie, a commencé il y a sept mois à Baïkonour avec le lancement d’une fusée russe Proton. A son bord, la sonde TGO et l’atterrisseur Schiaparelli.

Objectifs : atterrir sur Mars et détecter toute forme de vie microbienne présente ou passée.

Après un périple de dizaines de millions de kilomètres, les deux engins se sont séparés, comme prévu, dimanche.

#ExoMars Schiaparelli lander ESA_EDM has separated from ESA_TGO & is on its way to #MarsLanding 19Oct. Stay tuned: https://t.co/E7BXd0bqa4 pic.twitter.com/J1BxvN7jcx— ESA_ExoMars (ESA_ExoMars) 16 octobre 2016

La sonde Trace Gas Orbiter (TGO) est entrée en orbite et c‘était une opération délicate. Elle a pour rôle de “renifler” l’atmosphère martienne pour détecter des gaz à l‘état de trace, notamment du méthane. Elle commencera son travail en 2018.

“En allant jusque là avec notre sonde TGO, nous espérons essayer de mesurer d’où ces gaz proviennent, voir leur évolution en fonction des saisons, nous espérons pouvoir détecter leur provenance depuis la surface, et après cela, nous espérons pouvoir être en mesure de dire si ce gaz provient simplement d’un phénoméne géologique naturel, de la roche sous la surface, ou plus excitant, s’il vient d’une forme de vie“, explique Mark McCaughrean, conseiller scientifique à l’ESA.

The #Mars orbit insertion manoeuvre of ESA_TGO will last ~139 minutes. Read more about the burn: https://t.co/jtCNOVTQyP #ExoMars https://t.co/o8v791mGCv— ESA_ExoMars (@ESA_ExoMars) 19 octobre 2016

La mission de Schiaparelli est quant à elle d’apprendre aux Européens à atterrir sur Mars.

À l’entrée dans l’atmosphère, il était prévu qu’il freine grâce à son bouclier thermique.

Puis que son parachute supersonique s’ouvre, et que Schiaparelli se sépare du bouclier et allume un radar.

Ensuite, son parachute devait se détacher et ses neuf rétrofusées entrer en action et se couper près du sol. L’impact devait être amorti par une structure écrasable protégeant son ‘ventre’.

Equipé uniquement de batteries, Schiaparelli ne devrait vivre que quelques jours (dix au maximum) : la durée de sa survie dépendant du froid qui règne sur Mars.

Plus les températures seront basses, plus il consommera de l‘énergie pour pouvoir travailler. L’atterrisseur est équipé d’une station météo, appelée Dreams. Pendant les jours de son fonctionnement, elle mesurera la pression, la température, la vitesse et la direction du vent. Mais aussi les champs électriques à la surface de Mars, une première.

Meanwhile, ESA_EDM will attempt #marslanding: the 6-min descent will start at 14:42UT but confirmation will come some hours after #ExoMars pic.twitter.com/zm5nSMax5w— ESA_ExoMars (@ESA_ExoMars) 19 octobre 2016

Il faut savoir que depuis les années 1960, plus de la moitié des missions martiennes se sont soldées par un échec. Et, jusqu‘à présent, seuls les Américains ont réussi à poser des engins qui fonctionnent sur Mars. En 2004, il s’agissait du robot Opportunity qui fonctionne toujours…

Depuis 2012, Curiosity l’a rejoint et tous deux recherchent des preuves de formes de vie passées sur la planète Rouge.

En 2020, l’Europe et la Russie enverront sur Mars un gros rover qui bénéficiera des développements technologiques de Schiaparelli. Il effectuera des forages sur un site très précis pour tenter de retrouver des traces de molécules organiques qui auraient pu se trouver sur Mars il y a environ 3,9 milliards d’années .

Avec AFP

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages