Haro sur les cyberattaques aux Etats-Unis

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Une commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants évoquera cette semaine la cybersécurité aux Etats-Unis. La Maison blanche et les parlementaires reprennent les discussions sur une loi visant à améliorer la défense des Etats-Unis contre ces cyberattaques qui se multiplient.

Le mois dernier, Mandiant, une firme américaine de sécurité sur internet, a affirmé que l’armée chinoise contrôlait des centaines, voire des milliers de pirates informatiques parmi les plus virulents du monde. Le rapport de Mandiant a suscité la colère Pékin qui a jugé ces accusations infondées.

“Le fait qu’il y ait potentiellement de l’espionnage très intense, qui vole la propriété intellectuelle aux Etats-Unis, et peut-être dans d’autres pays est une importante nouvelle pour les entreprises. Si elles ne prennent pas au sérieux la cybersécurité. elles vont perdre leurs propriétés intellectuelles”, a averti Irving Lachow du Center for a New American Security.

Entreprises, agences du gouvernement et journaux américains ont été la cible de cyberattaques. Mais des experts soulignent que “tout le monde commet des actes de piratage”. Notamment les Etats-Unis…

“J‘étais le responsable de l’Agence de Sécurité nationale, (la NSA). J’admets que les États-Unis font de l’espionnage, a souligné Michael Hayden. Mais nous essayons d’obtenir des choses afin que les Américains restent libres. Nous ne le faisons pas pour rendre les Américains riches. Nous ne le faisons pas pour une rentabilité américaine. Ce qui semble être l’intérêt principal du cyberespionnage chinois.”

Pour Irving Lachow, “parler avec fermeté avec Pékin” pour faire cesser ce cyberespionnage “ne servirait à rien et pourrait même créer des problèmes”. Sauf,

si nous concrétisons ce discours de fermeté, ajoute-t-il en substance.

“Aucun représentant de l’administration américaine n’a parlé publiquement des actions que les États-Unis pourraient prendre contre le piratage informatique chinois, précise notre correspondant Stefan Grobe. En privé, certains réclament une réaction dure, Mais, alors, comme Hillary Clinton l’a fait remarqué un jour, comment traiter avec fermeté avec son banquier?”

Avec Reuters et notre correspondant Stefan Grobe

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