VIDEO. "Vivre à la rue, c'est l'enfer. Surtout en étant une femme", le témoignage poignant de Lous and the yakuza

"Tu te rends pas compte, je pense que Damso ne saura jamais à quel point il m'a sauvé la vie avec un discours qu'il m’a fait sur un banc. À minuit." En 2015, après avoir décidé de se consacrer entièrement à la musique, la chanteuse Lous and the Yakuza s'est retrouvée à la rue. Une période qui a marqué la jeune chanteuse. "Vivre à la rue, c'est l’enfer. Surtout en étant une femme. On oublie souvent qu'on a les menstruations et tous ces trucs-là", souligne-t-elle. Une passion viscérale pour la musique Avant de traverser cette épreuve, Lous and the Yakuza vivait seule dans un appartement. "Mes parents m'ont éduquée à chercher un travail si je veux payer mon loyer. Ce qui est un concept très simple que je n'ai pas choisi personnellement d'écouter du fait que je brûlais de passion pour la musique et que la musique a été la raison aussi de beaucoup de ces maux", raconte l'artiste. Pour elle, il était impossible d'y renoncer et de faire autre chose. "Je me faisais virer constamment, j'ai travaillé, j'ai eu des jobs par-ci par-là et en fait, tout ça m'a mené à ma perte et surtout les mauvaises fréquentations", poursuit la chanteuse. Durant cette période, Lous and the Yakuza a découvert "plein de femmes extraordinaires" qui l'ont soutenue, "des gens qui étaient à la rue", comme elle. "Il y a vraiment de l'espoir en fait. Et c'est à nous de le voir, à nous de le saisir." Aujourd'hui, forte de son expérience, elle aide les femmes SDF en faisant des rondes, notamment à Bruxelles, et en leur apportant du matériel hygiénique. "Parfois, entre choisir ce que tu vas manger et te protéger c'est une perte en fait de dignité qui est très… qui est très… qui est énorme", confie-t-elle. Après ces moments difficiles que Lous and the Yakuza a traversés, elle se réjouit aujourd'hui de vivre de sa musique. "On écoute ma musique et c'est la plus grande bénédiction que j'ai eue de la vie", assure-t-elle.