VIDEO. Vaccins contre le Covid-19 : la France à la traîne par rapport aux autres pays dans le monde

Une lenteur qui interroge. La France est critiquée de toutes parts pour les débuts très timides de son plan de vaccination contre le Covid-19. Au 1er janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées dans le pays. >> INFOGRAPHIE. Covid-19 : comparez l'avancée (très lente) de la campagne de vaccination en France par rapport aux autres pays Un chiffre qui détonne alors qu'en Chine ou aux Etats-Unis, la campagne de vaccination suit un rythme très élevé. Ainsi, à Pékin, plus de 73 000 personnes ont reçu une première dose de vaccin entre le 1er et le 3 janvier, a rapporté la presse. Aux Etats-Unis, ce sont 4,2 millions d'habitants qui ont reçu la première dose d'un des deux vaccins autorisés (Pfizer et Moderna). "Il ne faut pas éparpiller ces doses" Mais il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin pour constater le retard français. Ainsi, Israël (qui compte 8,8 millions d'habitants) affiche 115 000 injections par jour. Chez nos voisins européens, le Royaume-Uni a vacciné près d'un million de personnes depuis début décembre. Depuis dimanche 27 décembre, plus de 238 000 personnes ont été vaccinées en Allemagne, selon l'institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI), dont 56 197 personnes de plus de 80 ans. "La stratégie reste : priorité sur les personnes les plus vulnérables, et les professionnels de santé, en élargissant quand on peut, si on a le nombre de doses nécessaire." Face aux critiques dénonçant la lenteur de la France à vacciner contre le Covid-19, la Haute Autorité de santé est montée au créneau lundi 4 janvier. Sur France Inter, Elisabeth Bouvet, infectiologue à l'hôpital Bichat et présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS, qui a élaboré la stratégie de vaccination dans le pays, a rappelé que "compte tenu du nombre de doses qui, je le rappelle, est limité actuellement, on ne peut pas le distribuer comme ça aux gens qui en ont envie, alors qu'ils n'ont pas de risques".A partir du moment où les doses sont là, où l'organisation se met en place, les 500 000 doses qui arriveront d'ici une semaine ou 15 jours devront être utilisées. Elisabeth Bouvet, infectiologue à France Inter"Après, il ne faut pas éparpiller ces doses mais les ramener sur les cibles prioritaires. Quand le nombre de doses augmentera, les vaccins seront disponibles pour les personnes qui sont à domicile", a-t-elle ajouté. Avec 516 personnes vaccinées au 1er janvier selon le ministère de la Santé, le gouvernement est accusé d'avoir mis en place une stratégie trop lente et trop prudente. Face à la polémique, Emmanuel Macron a présidé dans l'après-midi à l'Elysée une "réunion de suivi" de la vaccination.