VIDEO. Urgences : Agressions, arrêts maladie, sous-effectif… Une infirmière exprime son indignation

"C'est des humains qu'on a entre les mains, ce n'est pas des colis postaux", lance Raquel, infirmière aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Dans la nuit du 9 au 10 juin, 12 urgentistes sur 19 étaient en arrêt maladie dans son service. Ils n'ont été que partiellement remplacés. Quelques temps auparavant, cinq de ses collègues ont été agressées physiquement. Aujourd'hui, l'hôpital dans lequel elle travaille connaît un "sous-effectif majeur", une situation qui ne permet plus d'accueillir les patients de façon digne. "On ne peut pas accepter tout le monde parce que ce serait mettre leur vie en danger", s'alarme l'infirmière. Une révolte Pour elle, ces conditions de travail intenables ont généré un "ras-le-bol général" au sein des établissements de santé. L'infirmière encourage tous les services d'urgence à entrer en grève et à contribuer aux manifestations pour mettre un terme à cette crise. Aussi, elle interpelle Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, qui, selon elle, porte peu d'intérêt à ce mécontentement généralisé. "Comment peut-elle laisser les gens en souffrance ?", s'indigne Raquel.