VIDEO. Sécheresse : les pêcheurs de la Drôme tirent la sonnette d'alarme

Dans la Drôme, les cours d'eau sont presque à sec, les réserves de poissons baissent et les pêcheurs s'inquiètent. Des petites mousses vertes apparaissent sur les galets : signe d'un réchauffement de la rivière et d'un manque de courant. "C’est lié au réchauffement climatique, au manque de pluie mais c’est surtout un manque de décision des services de l’État", dénonce le président de la fédération de pêche de la Drôme, Christian Brely. Réduire les arrosages agricoles Les pêcheurs pointent aussi les agriculteurs qui puisent dans les sous-sols pour les cultures céréalières très gourmandes en eau. Ils souhaiteraient notamment que l'arrosage soit réduit voire interdit en journée. Une solution radicale difficilement applicable. "Les restrictions horaires pour les agriculteurs sont compliquées, ça nécessiterait de concentrer tous les arrosages la nuit. C'est impossible car l'agriculteur doit faire tourner son matériel, il a besoin de toute l'amplitude horaire", souligne Isabelle Nuti, directrice de la direction départementale des territoires de la Drôme. Une réflexion sur l’amélioration des systèmes d’arrosage est en cours dans les zones les plus touchées. Plus de 50 départements menacés De la Creuse à la Saône-et-Loire plus de 53 départements subissent déjà les conséquences d'un printemps très sec. Le ministère de la Transition écologique et de la solidarité a dévoilé une carte le 15 mai dernier. Cette classification, mise à jour régulièrement, se base sur plusieurs critères, notamment le niveau des nappes phréatiques, les débits fluviaux et les prévisions de Météo France. Cette démarche a pour objectif d'anticiper "les départements où on risque de ne pas avoir assez d'eau pour tous les usages afin de [leur] permettre de mieux se préparer et de renforcer la coordination, notamment en réfléchissant à un niveau interdépartemental", a indiqué à l'AFP Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la Transition écologique.