VIDEO. "Le rap, c'est l'école de la liberté, de l'expression, de l'écriture", estime Gaël Faye

De ses 13 ans à ses 18 ans, Gaël Faye vit à Versailles. "Quand j'arrive en France avec ma petite sœur, ma mère habite déjà ici. Et donc on s'installe là", raconte-t-il. Fils d'une mère rwandaise qui vivait à Versailles est d'un père français qui vivait au Burundi, Gaël Faye se souvient avoir passé une grande partie de son enfance en extérieur. "On était tout le temps fourrés dehors, tout le temps pieds nus, tout le temps dans le quartier. Donc c'est comme si mon monde s'était rétréci quand j'étais arrivé ici", confie-t-il. La découverte du rap, une révélation Néanmoins, à son arrivée à Versailles, c'est dans la chambre de son appartement qu'il a découvert le rap et écrit ses premiers textes. "Ma mère, elle avait des cassettes de Francis Cabrel, je les prenais et j'enregistrais des émissions de rap à la radio Générations. Du coup, parfois, les chansons de rap elles s'arrêtaient, on entendait un peu : "Petite Marie…" et ça reprenait sur une autre chanson, une chanson de rap", raconte Gaël lequel nous emmène également où il a commencé à rapper, dans une Maison des jeunes et de la culture. "Il y avait presque un destin sociologique. Parce que qu'est-ce qui fait que je vais dans cette MJC, c'est que je rencontre une personne, donc je parle de ce copain, Anthony, qui est guadeloupéen, qui est aussi arrivé en France à l'âge de 10 ans, qui a une double culture et, à ce moment-là, je suis en recherche de quelqu'un qui comprend ce que c'est qu'avoir une double culture", raconte-t-il. Le nouvel album de Gaël Faye "Lundi méchant" est disponible partout.