VIDEO. Présidentielle américaine : "On espère que ce soit un raz-de-marée, une élection si nette qu’elle n’appelle pas de contestation", selon un ex-élu démocrate

"Dans le Minnesota, il y a une longue tradition profondément sociale-démocrate, vraiment ancrée vers la justice sociale, la répartition des richesses et des ressources pour le bénéfice de tous", explique Jérôme au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Ce Franco-Américain a débarqué à vingt-deux ans aux Etats-Unis pour faire un master en épidémiologie après des études vétérinaires en France. Un périple en auto-stop l'a emmené ensuite à Minneapolis où il s’est installé. Ce jour-là, il rencontre Mark Richie, un ancien élu du Minnesota : "J’ai longtemps eu pour rôle d’organiser les élections dans cet Etat et je dois dire que la pandémie du coronavirus Covid-19 vient s’ajouter à un contexte politique déjà bouillant. Tout ça a précipité pas mal de changements dans le processus électoral. Par exemple, avec le vote par correspondance ou le vote anticipé, cela fait déjà un mois que les gens votent en fait." Fin octobre 2020, plus de 90 millions d’Américains avaient déjà accompli leur devoir électoral. Un record ! "Dans les Etats où les votes se font par ordinateur, je crains qu’il y ait une grande méfiance, voire une défiance" "Dans le passé, j’ai eu la charge de régler trois contentieux électoraux, où il a fallu recompter les voix dans le Minnesota, se rappelle l’ex-élu démocrate, dont le parti est en course pour la présidentielle américaine mardi 3 novembre, face au président sortant Donald Trump, avec le ticket formé par Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, et Kamala Harris. Ce que je sais, c’est que si tout le monde garde son calme, et si le système des votes se fait sur le papier, alors le recompte est assez simple." "Les gens pourront voir ce qui se passe et pourront dire à la fin que le résultat est juste, précise Mark Richie. Dans les Etats où les votes se font par ordinateur, et dans lesquels on ne peut pas vraiment vérifier les bulletins, je crains qu’il y ait une grande méfiance, voire une défiance. Tout le monde vous le dira : on espère que ce soit un raz-de-marée, une élection si nette qu’elle n’appelle pas de contestation. Et je pense que ce sera le cas dans pas mal d’Etats." > Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique "Magazines".