VIDEO. Précarité étudiante : "C'est de pire en pire"

C'était en janvier. Brut se rendait à une distribution alimentaire assurée par l'association Linkee. Le constat : une file d'attente colossale, symptomatique d'une précarité étudiante exacerbée par la pandémie de Covid-19. Et la situation ne s'arrange pas. Julien Meimon, le président de l'association Linkee, voit la situation s'empirer chaque jour. "Aujourd'hui, il y a plus de 900 étudiants qui viennent, donc ça veut dire 6, 7 tonnes de nourriture, pour une seule distribution", explique-t-il. Selon Julien, la précarité ne fait qu'augmenter. "En tout cas, nous on en voit les manifestations, on essaie d'être à la hauteur", ajoute-t-il. "J'ai craqué parce que je n'en pouvais plus de devoir faire la queue pour venir manger" D'après une étude réalisée sur plus de 3000 étudiants, 90 % sont en insécurité alimentaire chronique. "Soit ils réduisent leurs quantités, soit ils sautent un repas", explique Julien. "Je viens parce que je n'ai pas le choix", confie une étudiante. "La semaine dernière, j'ai un peu craqué parce que je n'en pouvais plus de devoir faire la queue pour venir manger", ajoute-t-elle. Ève, une autre étudiante de 26 ans, n'a pas d'aides étudiantes en raison de son âge. "Tout ce qui est bourse, mutuelle santé, étudiante et autres", développe-t-elle. Pour vivre, elle a donc besoin de travailler à côté de ses études, une vraie mission en temps de crise sanitaire.