VIDEO. Obsolescence programmée : l'indice de réparabilité, un progrès dans la lutte contre le gaspillage

Il apparaît depuis peu dans les rayons de l'électroménager, des téléphones ou des télévisions. Depuis le 1er janvier 2021, un indice de réparabilité est obligatoire pour cinq familles de produits : les smartphones, les téléviseurs, les ordinateurs portables, mais aussi les lave-linge et tondeuses à gazon. Cet indice prend la forme d'une note sur 10 apposée sur ces produits, sur leurs emballages ou à côté de leur prix. Son objectif ? Indiquer aux consommateurs si le produit en question est "réparable, difficilement réparable ou non réparable", explique le ministère de la Transition écologique. A travers cette mesure issue de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le gouvernement espère atteindre un taux de réparation de 60% des produits électriques et électroniques, à l'horizon 2026. "C'est quand même vraiment un gros progrès, car c'était difficile d'arriver à ce genre de progrès dans la loi et que les fabricants, les distributeurs jouent le jeu", commente auprès de franceinfo Laetitia Vasseur, déléguée générale de Halte à l'obsolescence programmée (HOP). La cofondatrice de l'association aimerait toutefois que l'indice "soit appliqué à beaucoup plus de catégories de produits, par exemple les imprimantes". Car "sur les imprimantes, il y a un gros problème de réparabilité, et on aimerait que ce soit plus transparent grâce à l'indice", indique Laetitia Vasseur. Sur ce point, le ministère de la Transition écologique assure que l'indice de réparabilité "a vocation à pouvoir être décliné pour être appliqué à d'autres catégories de produits électriques et électroniques". Une avancée, pas une révolution L'association Halte à l'obsolescence programmée estime que cette mesure n'est toutefois pas une "révolution". "La révolution, pour nous, elle arrivera en 2024 avec [l']indice de durabilité", poursuit Laetitia Vasseur. La future mesure, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2024, "viendra compléter ou remplacer l'indice de réparabilité, avec de nouveaux critères comme la fiabilité et la robustesse du produit", détaille le site service-public.fr. Une réforme essentielle pour Halte à l'obsolescence programmée, car "nous, ce qui nous intéresse en tant que consommateurs et aussi pour la planète, c'est surtout de savoir la capacité d'un produit à ne pas tomber en panne", souligne Laetitia Vasseur. Avec l'indice de réparabilité, "on sait que le produit va être réparable, mais on ne sait pas s'il va tomber en panne un peu trop rapidement".